Une pratique attachante

Bien loin de fustiger les pratiques sexuelles/érotiques originales, nécessaire, j’en ai pleine conscience, à l’épanouissement de chacun, il en est une que je n’arrive pas à tolérer : le bondage ou Shibari. Élevé aujourd’hui par certains au rang d’art.

corde

J’ai été amené à assisté à plusieurs séances publiques de bondages, lors de soirées peu recommandables et la pratique m’a toujours profondément dégoutée pour plusieurs raisons.

Bondage dégueu

Tout d’abord, le type qui attache : la plupart du temps suant, les cheveux gras, le regard fuyant le public pour lorgner lubriquement la jeune fille qu’il ligote. J’avais questionné, après sa prestation, l’un d’eux sur sa passion, il m’avait simplement répondu que c’était sa façon dire à une femme qu’il la trouvait belle… Je ne m’éterniserai pas sur le triste sens de ces mots, mais je n’ai pas été étonné de voir que le ligoteur-dégoutant était simplement l’évolution du timide-à-lunette.

Le modèle maintenant, la jeune fille qui se fait attacher, suspendre parfois… Il est vrai qu’à ce niveau-là, je discute les gouts et les couleurs, mais je reste totalement insensible à la « beauté » de la chose sachant en plus que le plaisir d’être soumis reste pour moi une énigme.
Selon les amateurs, l’objectif est de mettre les « formes » des femmes en valeurs. Est-il vraiment utile de les saucissonner pour cela ?
Constatant que plus de la grande majorité des demoiselles que j’ai pu voir se faire ficeler avaient une bonne vingtaine de kilos en trop (et encore, je suis gentil)… n’est-il pas préférable de s’abstenir de « mettre en valeur » certaines formes ? C’est l’effet Rosbif.

Admettons que pour ces filles et ces garçons complexés, le bondage soit un exutoire… Moyen pour les unes d’assumer un physique difficile et pour les autres de tripoter des nanas alors que dans leur vie de tous les jours ils en sont nerveusement incapables, un moyen en gros d’exister dans un monde qui les rejette…

Pourquoi crier sur tous les toits que c’est de l’art ? Faire passer ce vice masturbatoire/SM pour une pratique artistique ?

Le bondage, c’est gras, c’est moche et ça pue. C’est du lard