Tout le bien que je pense de Twilight.

La première fois que j’ai vu l’affiche, dans le métro, en partant au lycée un matin, j’ai compris.
« Un Roméo et Juliette fantastique qui a bouleversé le monde entier »
Shakespeare, doit se retourner dans sa tombe. Et pour cause, bien loin d’être une œuvre romantique remarquable, Twilight est LE phénomène pour jeunes filles illettrées.

Guillaume Musso et Marc Lévis devraient trembler, eux aussi…

Toutefois, je me suis réellement intéressé au phénomène lorsque durant un inter-cours, j’entends une fille de ma classe, débriefer de ses lectures de la veille avec sa copine. Je suis en terminal à Paris… Elle dit :
« Elle, elle voulait que Edward la morde, mais lui il voulait pas, il l’aime trop »
Le soir, j’ai une invitation sur FaceBook : I am Absolutely In Love With Edward Cullen and The Twilight Series. 174,500 membres.

Il est temps d’enquêter. Après un mois à jongler entre observations du stand Twilight de la Fnac, de recherche sur Google, questions aux fans et constatation personnelles, voici mon rapport :

Il m’a d’abord fallu trouver la cause du succès de ces livres, je suis très vite tombé sur Edward Cullen, une sorte de Zac Efron gothique.

Edward

Inutile de chercher ailleurs, car pour résumer :
L’auteur : Une Mormonne.
L’histoire : Je t’aime / Moi aussi / Oui, mais c’est trop dur / Oui mais je t’aime / Moi aussi…

Un phénomène basé uniquement sur un personnage masculin ? Possible et ça s’est même déjà vu, mais regardez cette étude réalisée sur un panel de 3000 jeunes filles de 10 à 18 ans pleines de boutons. (Je suis juste allé à la sortie des Planches à Paris) :

graphiqueJ’ai ici mis en avant la variable « Je suis frustré » qui est la résultante de la moyenne entre :
- Le premier mec avec qui j’ai couché m’a laissé tomber le lendemain.
- Depuis, je suis seule et les garçons sont méchants avec moi.
- J’ai encore des peluches Diddle sur mon lit, mais je suis très mature.
- Dans ma classe, j’envie les filles plus jolies que moi, je les déteste, mais je leur dis bonjour tous les matins, en espérant qu’elles me proposent de déjeuner avec elles.
- Elles ne me le proposent jamais.

Face à cette vie bien difficile, il est arrivé, Edward le vampire romantique :

ami

C’est peut-être là la vrai magie, réussir à faire ouvrir un livre à ces filles « pas très malines » et leur offrir du rève, jusqu’au lendemain, ou elles redeviendront pour les plus chanceuses, « La fille que l’on ne regarde pas » et pour les autres « La fille dont on se moque »…

Prochainement sur Trimtab.fr : « Ces héros charismatiques auquels les mecs sans personnalité s’identifient« …