Billets Analogues
Si d’aventure…
Le sida est présenté aujourd’hui comme le plus gros fléau qui n’ai jamais touché l’humanité… Campagnes de sensibilisation, spots publicitaires alarmistes et qui font peur, semaines de mobilisation, tout est mis en place pour nous faire trembler…
À raison ? Intéressons-nous simplement aux chiffres.
Dans le monde, en 2007 on estime à 33.2 millions de personnes vivant avec le VIH, à 2.5 millions le nombre de nouvelles infections, et à 2.1 millions le nombre de personnes décédées du sida. Sachant que parmi les nouvelles infections, 1.7 million ont eu lieu en Afrique subsaharienne. Ce qui fait que dans le reste du monde, 800 000 personnes sont infectées chaque année.
Plus des deux tiers (68%) de toutes les personnes infectées par le VIH habitent en Afrique subsaharienne où sont survenus plus de trois quarts (76%) de tous les décès liés au SIDA en 2007.
On comprend donc que si on n’habite pas en Afrique, le SIDA est bien mal classé dans le liste des trucs, qui tuent chaque année. Et pourtant, c’est autour de ce thème que naissent les images les plus violentes…
Monter une politique de la peur aussi violente autour d’un sujet qui est, certes, important, mais qui au niveau de la France devrait passer bien après la prévention contre l’alcool, par exemple est selon moi totalement honteux.
En effet, quand on sait que dans notre pays (la France), environ 150 000 personnes sont séropositives au VIH et 27 000 vivent avec le sida. Chaque année, 6000 à 7 000 personnes découvrent leur séropositivité. Près d’un tiers d’entre elles sont des homosexuelles et plus du quart des personnes vivant avec le VIH/sida ont une invalidité reconnue ouvrant droit à des prestations, principalement à l’allocation aux adultes handicapés. Nombreuses sont celles qui n’ont pas de logement stable et donc, clairement, une situation précaire.
La population française était de 60 millions en 2007…
0,29 % des Français sont donc porteurs… Moins d’une personne sur 300… Si on s’amuse à baiser sans capote des gens au hasard dans la rue, sans tenir compte de la classe sociale ou de l’allure d’une personne, les chances de tomber sur une personne contagieuse sont inférieures à 1 sur 300…
Maintenant si l’on n’est pas handicapée, ni homosexuelle les chances d’être contaminés sont vraiment très très faibles, comme le confirment ces derniers chiffres issus d’un rapport gouvernemental (http://www.sante.gouv.fr/pdf/dossiers/sidahop/ch16.pdf), faire l’amour avec un partenaire séropositif n’est synonyme de contamination que dans 0,007 % des cas maximums.
« le risque global estimé de contamination HIV pour un rapport vaginal réceptif avec un inconnu présumé non homosexuel non toxicomane est de une chance sur un million. »
Ces chiffres, sont, probablement, influencés par le travail de prévention, mais je pense que l’humain de base n’a pas besoin qu’on lui répète 300 fois par jours que sans prévention, il peut choper le sida et en mourir.
C’est donc purement scandaleux qu’on nous assomme de pub, spot, tracts, cours dans les lycée concernant le VIH… Chez nous, le VIH est une cause de mortalité mineur, qu’on se le dise.
La politique de la peur c’est bien… pour vendre des capotes.
Aujourd’hui, c’est carrément devenu le truc cool et incontournable quand on s’envoie en l’air. (Alors que c’est tellement mieux sans !)
Fini les préservatifs en boyau de cochon, maintenant on en trouve des parfumés, des rafraichissants, des retardant, des excitant… Je suis le seul à trouver que ça sent le business à plein nez ? (Mais oui Durex, c’est aussi de toi qu’on parle !)
Je pense donc qu’il est clairement temps que les gens sachent que quand ils rentrent chez eux, en voiture, complétement bourrés avec une personne inconnue avec qui ils ferons l’amour toute la nuit, pour rester en vie, il est bien plus utile de prendre un taxi que de mettre un préservatif.
« Aids » va détester, mais c’est comme ça.











… cet article m’a donne envie de gerber.
Et ta reaction est bien la preuve qu’il y a encore des especes de gros cons qui croient que c’est la fete.
On voit bien que tu n’as pas voyagé, pas rencontré des personnes hors de ton milieu social. Il y a des endroits ou le sida est encore une véritable problématique. Il y a des personnes qui croient que ca ne concerne que les homosexuels.
Et tu te dis pas que si MAINTENANT l’impact est moins important qu’a l’epoque, c’est peut etre grace a toutes ces campagnes? Non?
C’est sur c’est plus rock n roll de se dire que tout ca n’est qu’un complot des juifs (car c’est soit les juifs soit les noirs) pour conquerir le monde. Ils ont dressé des homosexuels pour coucher avec des singes et répendre le virus.
Aha ils nous ont bien eu! Et moi comme un con qui continuait d’utiliser des capotes… ah merci de m’avoir ouvert les yeux! Oh et quand l’épidémie aura reprise de plus belle grace a des connards comme toi, tu ira mettre des fleurs sur ma tombe?
Je suis ce blog depuis presque son début, et je crois que ce post va marquer la fin de ce suivi.
Mmmmmh… Un discours facile dans un pays qui prend en charge (complètement encore, mais ça ne va pas durer…)la santé de ses citoyens. Tu connais le coût d’une trithérapie? Et si on laissait les couillons qui choppent le sida aujourd’hui, avec des discours comme le tien, assumer ce coût…? ça coûterait moins cher à la société que des campagnes de pub (à la con, certes…).
@Jackson London
Je suis sincèrement désolé de déclencher chez toi une telle réaction.
D’autant plus quand il s’agit d’un sujet qui, certes, prête à débat, mais est traité simplement sur une base de chiffres réels.
Je parle comme je le dis, uniquement de la France, et s’il est évident qu’en Afrique, le Sida est un grave problème, chez nous, ou les campagnes de prévention se multiplies depuis plus de 20 ans, le Sida est clairement, et malgré ce que la tendance actuelle pousse à croire, une maladie très difficile à attraper.
@Fanny
Pertinent. Comme d’habitude. Mais une fois de plus, je dévoile dès le départ la cible traitée.
Je pense que cet article est à peu prêt aussi stupide que ce que pense le Pape. Je ne remet pas en cause ce qui est dit, mais cette synthèse est inutile et ne peut-être que néfaste.
Il n’y a pas que le Sida, il y a un paquet de MST qui se baladent, et qui ne sont pas toutes aussi difficiles à attraper, et qui même si elles ne sont pas forcément mortelles, peuvent être très dommageables. Alors « il est bien plus utile de prendre un taxi que de mettre un préservatif », je ne suis pas sûr que ça soit très intelligent. Et l’un n’empêche vraiment pas l’autre, ce sont deux sujets qui n’ont rien à voir. A part que ça concerne des morts.
Après, c’est mon avis, tu as le tiens… :)
ya des jours où tu ferais mieux d’avoir windows, que ça plante, et que ça t’empêche de raconter des conneries… et c’est pas un handicapé susceptible qui te dis ça…
Les réactions ici et sur Facebook sont pour moi la preuve qu’il est toujours aussi difficile pour la plupart des gens de remettre en question une idée reçu et arrangeante pour la conscience.
Le sujet que je soulève est sans doute d’autant plus dérangeant qu’il est traité sur une base chiffré et que je n’engage mon avis que sur la forme.
Désolé les loulous mais prenez un poil de recul…
Donc pour toi des millions de personnes sont mortes et c’est juste arrangeant pour la conscience de croire que l’industrie de préservatif n’est pas un cartel visant a nous détruire?
Des chiffres, c’est bien beau. Mais au final faut juste avoir un minimum de bon sens. C’est tres difficile a attraper peut etre, mais il faudrait que ca soit impossible a attraper tout court.
Enfin tu vas me dire que toi ca doit bien t’arranger, vu que selon tes chiffres ca tue surtout les noirs et les pedes… Une petite épuration de la race, hein?
Bref des avis comme ca sont, selon moi, dangereux. Apres libre a toi de niquer sans capote, je ne serais pas triste quand tu sera mort.
Le truc qui m’effare avec tous vos commentaires c’est qu’on dirait que vous n’avez fait que survoler l’article.
Guillaume ne dit pas de baiser à tout va sans capote et qu’il n’y a aucun risque et que donc les campagnes de prévention ne servent absolument à rien et que les capotes ne sont d’aucune utilité à part celle de faire du business.
Il dit que le problème du Sida est nettement moins important que les problèmes d’alcool (pour utiliser son exemple) en France. Et que donc il serait plus important de faire des campagnes et de mobiliser des fonds contre ça plutôt que contre le VIH. Et je suis totalement d’accord.
Vous vous trompez de débat.
Guillaume t’es qu’un vilain méchant, mais tu le sais déjà.
une chance sur trois cents mais sincèrement ça vaut la peine de prendre le risque ? pour un coup de rein ? c’est pas comme si un préservatif retirais tout plaisir non plus, mais ça permet de pas prendre le risque de perdre gout à la vie.
Pas d’accord.
J’aurai réellement peur le jour où il n’y aura plus de maladies.
Ce sera le jour qui signera la fin totale de l’espère humaine.
Je pense que cette idée persistante et coriace qui veut qu’il est nécessaire de lutter contre toutes les maladies et de les éradiquer n’est qu’un pis-aller et le refuge d’une majorité traumatisée par l’idée de la mort.
(plus loin encore, je crois que les gens qui ont peur à tout va de la mort sont extremement méprisable).
La SECURITE absolue n’est que le rêve idiot d’animaux peureux en mal de vivre qui ont perdu toute conscience des lois fondamentales de la vie et de la nécessité de la mort.
A l’heure où on parle des chaînes alimentaires et de la place unique et nécessaire de chaque être vivant dans le cycle de la vie, il serait temps de comprendre que ces virus, bactéries et autres êtres qui nous sont globalement nuisibles ont leur utilité, et que les détruire revient à supprimer n’importe quelle autre espèce, et donc sa place dans l’équilibre du vivant.
En conséquence, je prône la tolérance du risque, la tolérance de la mort.
(et selon moi, toute ces campagnes sont une promesses menteuses qui disent « on travail à empecher la mort, croyez nous »)
(au passage, Guillaume, tu as quelques incohérences dans ton article, tout de même. Et il est un peu trop « choc pour choquer » à mon goût, sans réellement s’attarder sur le fond, même si tu exprimes, parfois mal, une certaine réalité à prendre en compte. ;) )
Très chouette article Guillaume et qui laisse à réfléchir.
En ce qui concerne le sida, il semble (celons les chiffres) que l’attraper deviens plus dur, heureusement d’ailleurs.
De la a supprimer les capotes, je ne penses pas. les risques sont « inférieures à 1 sur 300… » bien sur, mais avec combien de personne que tu ne connais pas va tu coucher. Si c’est avec 10 personne différente, ça fait plus que 1 chance sur 30, je me trompe?
La ou je suis parfaitement d’accord avec toi, c’est bien ici: « La politique de la peur c’est bien… pour vendre des capotes. »
Oui, SIDA est le nouveau nom de big brother, cette peur, ajouté au bourrage de crâne de la télévision (oui même de toi le type intelligent, inconscient)…
Et puis, une capote sa lache! (en mettre 2 serait pire)
Alors quoi? Tu couches, t’assumes. Si tu connais pas la personne. Qu’est ce que tu fou avec elle? Elle a un mari peut être. HA! Vous voyez, la capote est une source de problème plus que autre chose! Si on prend le nombre de suicidé en France à cause d’une histoire de cul ( qui c’est certainement passé avec une capote, vu que les réactions sur un blog sont toutes identique , sauf 2) ça fait un petit paquet aussi… Enfin, la capote c’est bien pendant, mais après … =) ça pue, c’est froid tu dois t’en débarrasser, et puis si c’est quelqu’un que tu connais pas bah y a tout le temps blindé d’emmerde…
Vivi la main droit! o/
Moi j’ai lu tout l’article, et j’voudrais juste ajouter que même si le risque dans nos contrées de contracter le VIH par rapport hétérosexuel non protégé est assez faible, la capote protège tout de même d’une bonne quantité d’autres IST allant du bénin au franchement vilain et que rien que pour ça il n’est quand même pas inutile d’en mettre une.
Même si bien évidemment comme tout le monde, je préfèrerais ne pas avoir à en mettre.
Je n’avais pas réagi à l’article sur le bondage, le jugeant bien sûr extrêmement réducteur, mais n’ayant pas envie de tenter de me lancer dans une réponse un tant soit peu construite.
Premièrement, je réfute les chiffres que tu donnes. Il est nécessaire pour prendre la pleine conscience des chiffres du SIDA de croiser les chiffres d’infections avec des données socio-démographique. Ainsi, si il y a peut-être une chance sur 300 de chopper le sida en baisant au hasard avec quelqu’un, il faut voir si les jeunes ont pas tendances à baiser plus souvent avec des jeunes, ce que je crois, et que les jeunes ne serait pas plus souvent infectés, ce que je crois aussi. Ce qui pourrait amener à revoir très sérieusement cette proportion qui n’a selon moi aucun sens (sans compter que ta population de 60 millions comportent pas mal de gens qui ne sont pas sexuellement actifs).
Deuxièmement, comme cela a été souvent soulevé dans les commentaires, le préservatif protège de nombreuses autres MST, quelques unes bégnines, d’autres très graves (les hépatites de manière générale), certaines particulièrement dangereuses pour les femmes (risques de cancer du col de l’uterus avec le papillomavirus par exemple, pour lequel on estime le nombre de parteur masculin à 1 sur 20 si je me rapelle bien). Même si je ne suis pas convaincu de la pertinence d’utiliser le SIDA comme étendard pour la protection lors de rapport sexuel (on a vu pour Bétancourt, quand elle a été libérée, on a oublié la Colombie), il n’en reste pas moins que les risques de MST graves sont beaucoup plus importants que ceux uniquement liés au SIDA.
Troisièmement, on assiste actuellement dans la communauté homosexuelle, à un phénomène appelé « relapse » qui est justement nourri par le type de raisonement que tu tiens ici. Les gens décide consciemment de ne plus porter de préservatifs. Avec pour conséquence directe depuis plusieurs années d’une augmentation du nombre de cas découverts, et donc une reprise de la progression de l’épidémie.
Enfin, l’idée de mettre sur pied d’égalité la prévention de l’alcoolisme au volant avec la prévention contre les MST est déjà oiseuse à la base, comme si on ne devait pas tout simplement faire l’un ou l’autre.
Donc, pour résumer : les risques liés au sida concerne plus de monde que les chiffres que tu donnes, dans des communautés ciblées (jeunes, homos); les risques liés aux MST son eux encore beaucoup plus larges que ceux liés au SIDA; rien n’est acquis, car l’épidémie progresse dans les pays industrialisés.
Alors, certes, les campagnes de prévention sont souvent en partie financées par les compagnies qui fabriquent des préservatifs (ce qui devrait t’arranger, on ne prend moins d’argent du contribuable qui devrait servir à la prévention contre des trucs vraiment importants). Il faudrait peut-être suggérer aux compagnies de taxis de subventionner ce type d’initiatives pour l’alcool ?
Put1 mec, enfin un gars qui pense comme moi!!! Merci pour cet article… Il a le mérite d’être clair, et appuyé avec des chiffres…
Ceux qui restent encore choqué par ce type d’article sont encore des purs gauchistes, prêt à tout pour le social (je ne suis pas contre, mais comme on dit chez nous : te veel is te veel).
On est en train de créer une société d’assistés, ce qui ne fera que renforcer le pouvoir des gauchistes… qui recréera encore plus d’assistés… ce qui ne fera que renforcer le pouvoir des gauhistes… ce qui… enfin bref!!!
Merci pour ces billets ;)