Billets Analogues
Paris 2010
Depuis quelques mois, j’aime pas l’ambiance qui règne à Paris, au début, je ne savais pas vraiment pourquoi.
Peut-être parce que les nuits dans Paris sont un peu moins délicieuses et calmes qu’avant, que le matin les vélib’ et les vitrines sont un peu plus cassés qu’avant.
Peut-être parce que mes amies se font un peu plus emmerder dans la rue qu’avant, par des mecs un peu plus agressifs qu’avant.
Peut-être aussi parce qu’avant « ça aurait pu mal tourné » et que pour la première fois, pour une proche « ça a mal tourné« .
J’ai l’impression que ma ville est malade, sont aspect festif s’endors maintenant tous les soirs avant 2h00, car les habitants ne supportent plus le bruit… L’ambiance change, les gens sont de plus en plus sérieux ou de plus en plus malveillants. Les regards sont froids, vides ou menaçants.
Pour ne rien aider, cet été est dégueulasse, les gens ne partent pas en vacances car ils n’ont pas d’argent et restent chez eux et se s’endettent à grand coup de pari en ligne.
J’ai l’impression que les gens s’endorment, ne connaissent plus le plaisir de sortir de découvrir, de provoquer et d’agir.
En arrière plan : Secret Story, la Coupe du Monde, Dilemme, L’amour est dans le près, Bienvenu dans ma Tribu, etc… Tout ce qu’il faut pour perdre la tête, brûler ses neurones.
Alors j’attends l’automne pour que Paris refroidisse. J’attends l’automne pour que cette ambiance estivale qui me fait vomir disparaisse. J’attends l’automne en espérant ne pas voir Paris bruler d’ici là.
L’arrivé du mois d’aout me met toujours dans un état pas possible.










on se comprend.
Finalement, moi Paysan, j’trouve que l’été c’est surtout bien quand je pars.
Comme tout le monde se déconnecte, si « toi » tu restes chez toi, tu perds d’une part une grande partie de tout ce qui fait le « vibrant » d’une journée habituelle (information, buzz intéressant), en gagnant en retour que des « Z’avez vu l’temps monseigneur, il fait bin chaud aujourd’hui, dommage que la clim soit cassouillée ».
Reste l’auto-dé-procrastination a grand coup de projet perso
Al_th
Tu sais cher paysan-refoulé, en Paysannie on reste un peu plus humain et normaux qu’à la « Grande Ville » !
Je pense pas que ce soit vraiment l’été, mais c’est vrai que plus ça va, plus ça part en couilles…
Quitter Paris ?
On ne laisse pas ses amis sur le champs de bataille.
Ce billet m’à ému Guillaume…
La société va mal, et ca se voit pour quiconque s’y intéresse. Et quiconque veut dire pas grand monde.
Tout le monde s’en fout
C’est faux. Beaucoup s’y intéressent, beaucoup en parlent. Seulement, peu agissent, et pour cause. Il faudrait commencer par savoir ce qu’il y a à faire, et ce qui est possible de faire.
Et ce constat est universel, de mon point de vue.
On dit « un pré » pas « un près ».
Moi justement je trouve que Paris est vraiment agréable au mois d’août, moins de monde, moins de stress… mais toujours ce problème de la plupart des lieux qui ferment à 2h du mat.
Je trouve Paris comme tu dis depuis plus de 10 ans moi, pas quelques mois…
Ce n’est pas Paris qui est malade. C’est toute notre société. Tu as de la chance de ne le vivre que depuis quelques moi.
c’est aussi un peu pour ça que moi, en été, je bouge. Un peu.
« L’ambiance change, les gens sont de plus en plus sérieux ou de plus en plus malveillants. Les regards sont froids, vides ou menaçants. »
J’aurais tendance à partager ton observation et tes inquiétudes. Mais alors, si tu me permets, je trouve une drôle de contradiction entre ces lignes et ta rubrique « AdopteUnConnard » où tu as une approche certes drôle mais souvent gratuitement méchante (exercice de style du connard, j’ai bien compris). N’as-tu pas l’impression de participer à cette vaste école de la détestation des autres en ajoutant ta goutte d’eau qui rappelle aux femmes qui croisent ton chemin que la meilleure attitude à avoir vis à vis de son prochain est la méfiance, la défensive et les regards « froids, vides ou menaçants » ?
Je découvre ton blog, par ailleurs varié et intéressant.
Je suis d’accord avec « L’apprenti docteur » et « Tchit »
D’une part les gens sont moins stressés et plus souriant en province c’est une certitude,
et d’autre part ton constat, néanmoins intéressant, ne date pas d’hier…
Si la province reste semblable à des bleds paumés ou les gens se salut dans la rue et s’entraide des temps en temps voir se connaisse tous, quand la capitale rêve d’apparence de » ville qui ne dors jamais » je préfère encore vivre heureux dans une ville qui a les bons cotés de Paris mais pas les mauvais à 2h de la montagne et 3 de la mer…