Ces derniers jours, il s’est passé quelque chose et il faut que je vous raconte, parce que c’est une bonne histoire.
Il y a plusieurs mois, je poste un billet sur les mamanges, communauté d’internautes regroupés autour de la perte d’un enfant. Ambiance doctissimo. Je me moque et j’oublie.
Lundi, FemmeSweetFemme poste un billet à l’occasion de la journée de sensibilisation au deuil périnatal, célébrée le 15 septembre. Dans ce billet – poignant – un lien vers le mien et l’occasion du coup pour moi de le « redécouvrir« . Plus cruel que drôle, dans le contexte, je comprends la révolte et la peine qu’il peut engendrer. Dans les commentaires, des mamanges témoignent, expliquent qu’elles ont pleuré en me lisant, que je suis un fils de pute… Je leur poste un petit mot sans prétention, une rapide explication de la démarche et un mea culpa.
Inutile de préciser qu’il s’agissait là d’une démarche des plus sincères. Je n’étais, en effet, jamais jusqu’ici revenu sur un de mes méchants billets, malgré des menaces, souvent (les fauchards me cherchent toujours parait-il). C’était d’ailleurs quelques minutes après la publication du billet, bien avant que tout le monde commence à me tomber dessus.
Quelques messages privés, auxquels je réponds, beaucoup de tristesse et de haine, mais surtout de la haine. Pour calmer ces femmes en deuil, je fais un geste de plus, je désactive l’article. J’avais envie que tout le monde passe à autre chose et trouvais tout cela vraiment sinistre.
C’était sans compter sur la capacité à s’offusquer de la blogosphère des mères au foyer. Première attaque sur le blog, tentative de hacking via une vieille faille de PHP. Je patch, mais je tic. On essaye de me censurer et j’aime pas trop. Pendant ce temps, les messages affluent.

Je comprends ta colère Sandra, mais à ce stade, je me suis exprimé et j’ai même supprimé le billet, il va peut-être falloir passer à autre chose.
Sont ensuite venues les menaces de plainte. J’apprends qu’une plainte à été déposée au…gouvernement. Bon. Je rigole un coup et je demande plus de détails, rien.

Plus de 30 heures que le billet est off-line. FemmeSweetFemme a supprimé son lien… Mais ça continue. À ce moment-là, j’ai compris que je n’avais plus vraiment affaire à des gens en colère, mais à une bande de mongoliennes totalement incohérentes et avec BEAUCOUP de temps à perdre et une profonde envie de péter les couilles de quelqu’un. Surtout Nicole. Parlons de Nicole.
Nicole n’est pas une mamange. Nicole est arrivée après la bataille, mais Nicole est TRÈS EN COLÈRE et TRÈS menaçante.

Je tente de calmer Nicole. Elle ne se calme pas. Elle veut me faire du mal. Elle poste beaucoup. Je la trolle (un peu). Et là…

#MalaiseDeGlace. Nicole est donc venue prendre la défense des mamanges, qui me demandait de retirer ce vilain billet qui fait pleurer et me menace de… le remettre en ligne. Manges-tu ton propre caca Nicole ? L’étales-tu sur le visage de tes enfants ?
En parlant de ses enfants, j’ai préféré conclure sur une note positive et boucler la boucle…
Si vous voulez voir la suite, allez sur ma FanPage.
Deux choses à retenir de cette expérience. La première, c’est définitivement qu’il y a des sujets qu’il est indélicat d’aborder. Même pour rire, au final la perte d’un enfant, ce n’est pas drôle ou alors je n’ai pas su le rendre drôle, bref, j’ai merdé.
L’autre chose, c’est qu’une bonne partie des mères au foyer sur le web sont vraiment des psychopathes malades, égocentriques, voyeuses, exhibitionnistes sous-cultivées. Contrariées, elles chient complètement sur la liberté d’expression, hurlent à la censure, à la peine de mort… Bref agissent comme des mongoliennes sous exta dès qu’on les sort de leur forum Doctissimo. Mon blog de connard a autant le droit d’exister que votre forum sinistre sur lequel vous parlez de vos avortements durant des années avec condescendance et voyeurisme. Ce n’est évidemment pas une généralité, j’ai eu avec d’autres des échanges cordiaux, cohérents et constructifs. Ce sont d’ailleurs ces échanges (et rien d’autre… lol) qui m’ont amené à prendre la décision de supprimer le fameux billet.