Chacun de mes mouvements me fait souffrir à la race. J’ai mal au dos depuis hier soir et je suis en train de sombrer dans la folie. Alors qu’en général, je refuse obstinément de prendre des antidouleurs, je viens de me résoudre à gober une gélule qui devrait me soulager, me faire dormir, me shooter.
Le bon moment pour écrire un petit billet et vous parler un peu de moi, dans la douleur, dans la défonce, puis dans la fatigue. Je publierais ce billet ce soir, il restera sans doute beaucoup de fautes, je les corrigerais demain.
J’ai encore mal au dos, c’est terrible le mal de dos, un peu comme le mal de dents. On ne peut pas vivre avec. On peut vivre avec une brulure au bras : facile, avec la cheville foulée ou même avec une otite. Le mal de dos empêche de réfléchir. La preuve, je n’arrive pas à parler d’autre chose. J’ai dû me faire mal en faisant de la muscu. Je fais de la muscu. Bon, parlons-en, mais rapidement alors. J’aurais 24 ans dans 23 jours et il y a quelques mois, j’ai compris que je ne pourrais pas continuer indéfiniment à manger n’importe quoi (de préférence des choses sucrées et chères) sans grossir. Je regarde mes ainés, ils sont gros. Bon. Mon emploi du temps ne me permettant pas de pratiquer un sport aux horaires fixes, je me suis inscrit dans une jolie salle à deux pas de chez moi (Health City St Germain, pour les stalkeuses), c’est très bien. En général je cours sur un tapis et je me sens un peu vivre et un peu mourir en même temps. Expérience.
Il se passe un truc là, j’ai moins mal que tout à l’heure. Genre beaucoup moins. C’est un miracle. J’avais tellement mal. Et la ça va mieux. J’ai les jambes lourdes aussi et j’entends le floc-floc de mon lavabo.
J’ai du aller l’éteindre.
Je viens de lire un article sur l’arrivée de Gerard Depardieu en Russie. Je croyais que c’était un coup du Gorafi cette histoire. C’est un peu bizarre ce qui se passe en ce moment quand même. Avec Gerard Depardieu, avec les cathos qui protestent contre le mariage gay. L’autre fois j’ai pris un tract « Manif pour tous » en pensant que c’était « Mariage pour tous »… Mauvais délire :(
Je commence vraiment à me sentir partir, comme si j’étais très très fatigué. Alors que non, enfin je ne crois pas. J’ai acheté le tome 1 de la réédition de Sandman chez Urban Comic. Il est 00h25, ce médicament est top, je n’ai plus mal du tout. Du tout. Enfin un peu je crois, mais ce n’est pas de la vraie douleur, c’est comme du chaud, comme du baume du tigre. Une fois je me suis mis du baume du tigre sur les yeux, mauvais souvenir.
Cette année j’ai envie de vloger, c’est-à-dire bloguer en vidéo. Parce que j’ai toujours aimé me filmer et me voir, mais aussi parce que tout le monde se filme et c’est toujours naze. J’ai envie de le faire bien. Alors je fais des tests. Par exemple, aurais-je pu faire ce billet en vidéo ? Non. Bon, donc il faudra toujours que j’écrive un peu. Voilà, pas trop de changement en vu finalement. Pff je pense à tout ça et j’ai mes potes qui créent leur boite de formation informatique ! A ne plus y rien comprendre…
Sauf la fermeture de Trimtab, dans à peine plus d’un an.
Bonne nuit.
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Guillaume Tout Seul Fait des vidéos.
Guillaume découvre la drogue.
http://www.institut-upsa-douleur.org/Protected/UserFiles/IgwsIudV5/Resources/Document/ouvrages/Aspect_psy_douleur_chronique/institut-upsa-aspects-psychologiques-douleur-chronique-chap-3-part-3.pdf
« Les liens entre douleur chronique et traumatisme sont classiques et
relèvent d’une relation de causalité entre une atteinte corporelle accidentelle (accident de travail, accident de voie publique, pratique sportive…) et ses séquelles plus ou moins permanentes. »
« Dans une conception plus existentielle que phénoménologique, la
douleur est envisagée comme un événement qui s’inscrit sur un axe
temporel qui est celui de l’existence : celle-ci est un continuum, elle
est basée sur une dynamique temporelle qui peut recevoir des coups
d’arrêt, être ponctuée de béances, de ruptures.
La douleur est ainsi évoquée à partir des déchirures, des blessures du
corps comme autant d’épreuves qui laissent des traces, des coupures
qui vont stigmatiser le temps (Guex, 1986).80
LE PATIENT
Les événements traumatiques de l’existence (maladie, blessure, deuil)
sont accompagnés de l’apparition subite ou progressive d’une douleur
(physique, morale) qui va modifier la façon “d’être au monde” du sujet
devenu douloureux. »
Et si tu ne veux pas lire de trucs scientifiques, je te propose de lire ceci : http://odieuxconnard.wordpress.com/2013/01/06/boom-heartshot/
Objection, une otite ça peut faire très mal; la douleur étant située à l’intérieur de ta propre tête, c’est assez pénible. Ça fait presque peur quand ça dégénère en otite purulente, quand on a le tympan qui se perce, qu’on perd l’audition d’un coup et qu’on voit couler un mélange de pus et de sang par son oreille.
Health City St Germain. Noté. On se voit ce soir à 19h. J’aime pas les roses, je suis allergique au fer donc bague en argent, pas de fausse pierre minimum 0,2 carats. Et draps en soie pour la consommation bien entendu. Bien blanc pour que tu puisse admirer ma vertu couler. Un tapis rouge, preuve de ma dévotion et de ma fidélité…
et sinon ça va mieux ?
Pas de rechute ?
t’as du prendre un antalgique costaud pour te faire dormir, genre un booster opiacé…
Gaffe aux nausées si trop utilisé…
Bon rétablissement…