Les pauvres m’indisposent

Ce matin encore, paysan, en prenant la station de métro qui est dans ma rue (Cluny La Sorbonne), je les ai vu, ils étaient là : les pauvres.

En effet, alors qu’aujourd’hui, un appartement boulevard St Germain se négocie en centaines de milliers d’euros, à Cluny, il y a quatre SDF qui n’en n’ont rien à foutre.

Ça me révolte. D’autant que ce n’est pas la première fois que je vois des SDF avoir une attitude tout à fait déplacée par rapport au standing qu’impose cette superbe ville qu’est Paris.

Alors que les grandes marques comme De Fursac ou Armani rivalisent d’astuce pour offrir à chacun la possibilité d’acquérir un beau jean ou un costume à bas prix (vente privée, soldes, etc), les pauvres continuent à nous imposer leurs anoraks déchirés, les gros pull bas de gamme et leurs chaussures défoncées.
Les pauvres n’ont décidément aucun gout.

Pire encore, durant ces périodes de fête, ils nous font culpabiliser ! « C’est Noël monsieur, une petite pièce ou une cigarette pour un sans abrit ? » Mon ami, me donnes-tu des pièces, à moi, lorsque je n’ai plus de monnaie pour payer mon dealer de coke ? Est-ce que je te demande des clopes lorsque je sors à 5 heure du matin d’une soirée-champagne et que j’ai terminé mes 5 paquets ?

Autre cas de figure, le métro, que j’emprunte quand mon chauffeur est en vacances. Il m’arrive d’y croiser des pauvre « interactifs« . Ils ont un petit discours qu’ils récitent de rame en rame, sans se demander si leur présence n’est pas nuisible pour moi, qui écoute Vivaldi dans mon casque Monster Beat. Elle l’est.

Alors bien sur, certains d’entre nous ont leur responsabilité dans l’attitude des pauvres. Je pense bien sur au Resto du Coeur, qui a popularisé la logique absurde du « tiens c’est gratuit« . Là encore, comment est-ce possible ? Je ne me souvient pas de repas à la tour d’Argent où l’on m’ait offert l’addition. Les pauvres ont donc des traitements de faveur tout à fait scandaleux et qui, j’en suis certain, vous outre autant que moi.

Mais cet article serait un peu déplacé si je n’avais pas de solution à proposer. Je propose donc que l’on dépose les sans-abris mal habillés au porte de Paris. Ils pourront aller vivre à la campagne et travailler au champs.

Joyeux Noël à tous.