Vendredi, je suis sorti toute la nuit, rentrant chez moi au petit matin. Comme j’aime.
À 10 heure, après cette nuit blanche, je saisis une capsule de café – la noire – et la dépose dans l’encoche de ma machine.
Sonnerie à la porte.
Interphone : Relevé du compteur d’eau
Merde.
Un type monte, je lui indique le compteur et je retourne à mon café.
Je regarde – un peu dans le gaz- la petite tasse se remplir.
Le type : jolie machine.
Il est derrière moi.
Guillaume : Oui. Merci.
Il ne bouge pas. Je le vois venir.
Guillaume : Je vous en offre un ?
Le type : Ah ! Volontiers, tiens. Vous avez les capsules dorées ? Mon beau-frère à une machine pareille que vous et…
Guillaume : Je n’ai que des noirs.
Je lui fais son café. Agacé. Au moment de le lui tendre, je vois sa main droite. Il n’a que quatre doigts.
Le type : Merci ! C’est bien le café le matin. Ça réveille !
Guillaume : Voilà.
Je réponds « Voila. », quand mon interlocuteur a dépassé les limites du supportable en terme de poncif. À ce moment précis, je l’aurais sans doute mis dehors si je n’avais pas été fasciné par sa main. Elle n’était pas difforme et rien ne semblait avoir été coupé. Elle était juste plus étroite.
Le type : C’est pas facile en ce moment, hein m’sieurs. La rentrée avec la crise pis tout ça… Enfin pour vous ça a l’air d’aller.
Il montre du menton mon salon.
Le type : C’est pas commun un jeune ptit gars comme vous avec un immeuble dans Paris rien qu’a lui.
Guillaume : Non, c’est vrai.
Je veux déterminer quel doigt manque. Déjà, il a un pouce et visiblement un auriculaire. J’essaie de voir son autre main, mais il la tient dans sa poche. Contrariété.
Le type : Il est fort quand même votre café. Moi je bois le doré chez mon beau-frère.
Guillaume : Vous me l’avez déjà dis.
Sa main caché – la gauche – m’obsède. Si elle était normal – avec cinq doigts – il cacherait sans doute l’autre. Il a donc deux mains avec quatre doigts. Je trouve ça dingue. Peut-être parce que je n’ai pas dormi depuis 35 heures. Peut-être parce que c’est vraiment dingue.
Le type : C’est agréable les clients comme vous. On est pas toujours bien reçu, vous savez. Au fait, vous avez eu un dégat des eaux ? J’ai vu de la vieille moquette dans le halle.
Guillaume : J’ai inondé l’hôtel cette été.
Il ouvre de grands yeux, stupéfait. Puis, sort sa putain de main droite de la poche pour se grater la nuque. Cinq doigts. J’ai envie de lui sauter au visage.
Guillaume : Sérieusement.
Le type : Quoi ?
J’hésite.
Guillaume : Vous… rien. Dégagez.
Il pose sa tasse – ma tasse – et fait un pas en arrière.
Le type : Bien, bien, au r’voir m’sieurs. Merci pour la café, hein…
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Imagine sa bite maintenant !
Bonjour,
Je passe sur les nombreuses fautes et le manque de finesse de l’ensemble.
Mais par contre, je ne résiste pas à l’envie de vous demander si vous auriez l’amabilité de m’expliquer la chute ?
un survivor du sommeil avec une machine nestlé truc. Et ouais, c’est pas encore Kafka.
J’ai trouvé ma chute perso. Alors je ne sais pas si c’est celle qui était voulu, s’il y en avait vraiment une, si c’est de la merde comme article ou génial, mais l’important c’est que ça a résonné dans ma cervelle. Donc :
@Steven
Techniquement une chute ça ne s’explique pas, si tu ne l’as pas vu même si je disserte dessus ça ne te parlera pas plus. Le principe de la chute c’est la surprise, pour toi c’est foiré, dommage. Fallait être capable de vibrer davantage.
@Lekhyu
Si c’était un deuxième Kafka, Guillaume n’aurait aucun intérêt et on cracherait en disant que de toute façon ce n’est qu’une copie un quart de siècle en retard. Alors je trouve ça plutôt bien, que ce ne soit pas encore Kafka.
Voilà voilà…
C’était quel doigt qu’il manquait au final ?
J’ai aimé.
Je viens une fois tous les trois mois sur ton blog, et bah putain ça s’améliore pas hein…
dans les bd aussi les personnages ont souvent quatre doigts.
aucun intérêt
Guillaume, tu devrais fermer les commentaires sur ton blog. Ou alors mettre une question de confirmation : « Êtes-vous sûr que votre commentaire a un quelconque intérêt ? Si non, veuillez éteindre votre ordinateur et aller vous faire sucer par votre grand-mère »
Fait comme moi, ne lis pas…
… dis le mec qui commente… sans avoir lu ?….
trop fort !
On est à la limite du skyblog là, c’est tellement passionnant…
je te trouve égocentrique, narcissique et égoïste mais j’adore ce que tu fait , c est tout en finesse , j’ai plaisir a lire ton blog et tes articles.
bref…. je kiffe..
Tu n’as pas fait relire ton article par quelqu’un et ça se voit.
« J’essaie de voir son autre main, mais il la tient dans sa poche. »
« Sa main caché – la gauche – m’obsède. »
« Puis, sort sa putain de main droite de la poche pour se grater la nuque. Cinq doigts. »
Main gauche ou main droite ?
Perso, je mesure l’intérêt d’un blog au nombre de coms négatifs et/ ou rageurs qu’il génère.
Tu es (très) bien placé… (et j’ai pensé ça avant d’avoir lu le billet sur Dieudo vs Norman)
Le vide sidéral > ton blog
Ce n’est pas Kafka, mais ce n’est pas non plus le Marc Levy du Nespresso. Il manque un peu de tendresse par rapport au scribe barbu.
Bien entendu la chute attendue aurait été que notre héros se fasse démolir la moumoune à l’entrecuisse. C’eut été un bon élément à trique facile. Mais non. Dommage.
Je trouve que les personnages secondaires sont toujours un peu désorientés, voir un peu concons. Comment se fait-il que ce releveur de compteur, manipulateur de génie au début, devienne aussi une larve à la fin ? Je ne comprends pas et je ne trouve pas ça crédible. Je pense qu’il y a donc eu interprétation ou manquement à la vérité.
Notre héros se sent inspiré par cette histoire de doigt manquant. On le saurait tout autant. Mais devant autant d’improbabilité sur la chute, que certains commentent avec amertume, on peut se poser la question: pourquoi notre bloggeur préféré ne se fait-il pas un peu prendre telle la loutre en manque ?
Les gens de passage ne manquent pas dans son existence, alors que se passe-t-il ? Une petite sodomie avant la tartine du matin, où est le problème ?
Intolérance ou bronchite ?
Tu m’aimes pas hein ? Je t’énerve ? :)
Autant qu’une bulle dans un verre de Perrier.
Insignifiant tu es, d’où mon insistance à te le transmettre – car il faudrait que tu le comprennes. Tes papiers sont transparents. En dehors de tes potes, toutes les critiques te disent que tu écris comme un pet.
Ce n’est donc pas que tu es énervant, si seulement. Non, tu es égocentrique et nul.
Bisous malgré tout.
r.e.s.p.e.c.t chaque billet me fait penser à un film de Lars Van Trier ou bien David Lynch. C’est ce qui faut, faire paniquer tout le monde ! Et la marque de génie est ton don à provoquer la frustration chez tous ces gens qui sont incapables d’écrire le moindre article, alors faire psychoter le lecteur comme tu réussi à le faire [comme moi par exemple qui serait infoutu...NDLR] pour eux c’est une arlésienne !
Commentaire numéro deux,
Cette fois ci je ne dirais rien sur l’article en lui même. J’ai une nouvelle fois adoré.
Ce commentaire s’adresse plus aux imbéciles qui lisent ces billets.
Pourquoi ?
Pourquoi prendre la peine de lire ENCORE une fois un nouvel article si c’est pour ENCORE dire que tu n’aime pas ? Pourquoi n’irai tu pas jouer avec tes semblables ailleurs ? Commente tu chak fotes d’ortogrfe ke tu voit sur les skyblog ?
Guillaume encore une fois tu m’as fait sourir, merci, c’est pour ça que je lis ton blog.
Beco
G
Elle est nul ton histoire…
toujours une aventure les visites du genre…
Trop long ,trop chiant, j’ai pas lu la fin, mais bon comme personne la comprend c’est pas grave. Par contre, je suis ébloui par ton style tendance, mix audacieux entre Biba et GQ. Et cette impression prégnante que Kate aimerait beaucoup que tu t’occupes de sa capsule m’étourdit les sens. Mais je te laisse le choix de la couleur.
Je ne cesse pas d’être étonnée par les commentaires: si c’est si nul que ça, pourquoi perdre son temps (si précieux, si précieux) à râler?!
Moi, j’adore! C’est cynique, sanglant parfois, absurde, presque. Je viens y jeter un oeil de temps à autre en connaissance de cause et je ne suis jamais déçue!