Bonjour paysans,

Hier soir j’ai été voir un film avec Klaims, ça aurait pu être une super soirée pleine de joie et de bonne humeur, vraiment, si le film ne m’avait pas complétement bouleversé. (Bon, c’était quand même une bonne soirée car on a pu se défouler sur la serveuse de l’Hippopo après.)

La Rafle est un film sur la Seconde Guerre Mondiale, un de plus, ok, du Hitler, du juif, Hitler met les juifs dans les camps, Hitler est un connard, les français sont des Justes, les américains arrivent, ont connait la chanson.
La seul différence avec La Vie est Belle et autres Liste de Schindler c’est que dans La Rafle, on se prend en pleine gueule la collaboration des diverses administrations françaises dans la déportation des juifs.

C’est dur de voir la police parisienne venir chercher des gamins au pied de La Butte Montmartre, de voir les panneaux, « Tour Eiffel » ou « Invalides » traduits en Allemand, de voir le logo SNCF sur les trains de déportation et les administrations française encourager la déportation des enfants pour ne pas les avoir sur les bras une fois les parents dans les camps…

Les faits relatés sont vrais, les personnages ont existés, c’était il y a moins d’un siècle et c’était à Paris.

A la fin de la projection, le silence était lourd de culpabilité, car ce film est pénible à vivre à l’heure de la déculpabilisation et fera, je pense, à sa sortie beaucoup beaucoup de bruit.

Je ne vous raconterais pas l’histoire car elle n’est pas très importante, vous devrez juste savoir, lorsque vous irez voir La Rafle, que le personnage principal (Joseph) a existé, est toujours vivant et à vécu exactement les étapes de la déportation tels qu’elles sont narrées dans le film. La réalisatrice à mis plus de 4 ans à trouver cet homme et à prendre contact avec lui.

Bon, je dois quand même vous prévenir, Gad Elmaleh joue (mal) dans ce film, mais au moins vous ne serez pas dépaysés : vous n’allez pas rire une seule fois.

La Rafle, réalisé par Roselyne Bosch, en salle le 10 mars 2010.