La mélancolie du BAFA…

C’est toujours un peu bizarre l’après-colo.

Passer 20 jours aux contacts de jeunes, avec comme mission de les surveiller, les amuser et les accompagner 24h/24 est une expérience éprouvante.

Réveil très tôt, avant eux, pour les lever et, couché tard, histoire de surveiller les sorties nocturnes ou de profiter des précieux instants ou ils dorment pour décompresser.

Et aux fils des jours, on rentre dans le jeu à notre tour, on s’attache à sa troupe, attachement catalysé par le poids des responsabilités, on s’amuse de leurs « petites histoires », qui nous rappellent des souvenirs, ils deviennent, le temps de la colo, notre unique source d’intérêt.

Chaque jour est unique, on est loin de chez nous, on a pas de soucis, on est l’animateur souriant et drôle, on compte sur nous. Le temps passe à toute vitesse et on voit la date du retour arriver. Les derniers jours en général sont les meilleurs, le groupe est soudé, heureux… On est arrivé une heure avant l’ouverture de l’aéroport, il était 5 heures du matin, personne n’avait dormi la veille, mais on a mis de la musique et jusqu’à 6h00, on a dansé.

Le retour des colons avec leurs parents est aussi violent que rapide. En 24h00, on passe du statut de l’animateur avec 24 jeunes à gérer à celui du type seul avec sa valise, qui se dirige vers le RER.

Puis on arrive dans une maison vide, on défait sa valise, il y a encore du sable dans les maillots et de la crème solaire sur les serviettes. On retrouve la clef d’une chambre, le t-shirt dédicacé, ça fait bizarre. Pas d’heure de lever demain, pas d’activité, pas de petit-déj ’ à préparer, pas de veille sur le balcon pour surveiller ce petit monde qui ne veut pas dormir.

Et là, coup de barre, plus rien pour vous tenir en éveil, on se fait la bouffe sur le pouce, on lâche peu à peu son personnage, on retrouve ses amis, on reprend ses marques.

Mais finalement, on était bien sous le soleil avec des jeunes insupportables à charge…

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