Billets Analogues

Rien...

La Magnificence de la carotte

(Trimtab accueille Nina dans le cadre du Guest-Blogging de janvier 2011)

N’avez vous jamais réalisé à quel point la carotte est un légume omniprésent dans le patrimoine culturel français ? J’ai toujours trouvé cela très étrange. « Les carottes sont cuites », mythique phrase de De Gaulle, nous l’a déjà prouvé lors de la seconde guerre mondiale. On la retrouve également avec le verbe argotique carotter (voler, subtiliser, pour ceux qui ne parlent pas couramment le langage d’jeunz), avec la célèbre métaphore de la carotte et du bâton, avec l’expression « carotte quelqu’un » (au sens de lui avoir jouer un tour), avec le livre & le film « Poil de Carotte », les pantalons carotte, ou encore avec l’expression « tu veux voir ma carotte ? », pour les plus coquins. Enfin, on lui attribue souvent des effets forts intéressants, avec des phrases types « les carottes, ça rend aimable », ou encore « ça donne bon teint ».

Mais outre cet aspect purement langagier, la carotte est présente dans bon nombre de plats. Le pot au feu, les pâtes bolognaises, les nombreuses soupes ou purées existantes, et évidement, les chères et tendres carottes râpées. La carotte peut aussi être utilisée à des fins plus étranges. Mettre des morceaux de carotte dans son paquet de tabac pour éviter qu’il sèche trop vite ou encore en utiliser une en guise de nez d’un simple bonhomme de neige. La carotte, à la base simple légume, se rend donc indispensable dans bien des circonstances autres que celles liées à l’alimentaire.

Saviez vous qu’il existe également des confitures de carotte ? De ce fait, elle n’est plus considérée comme un légume mais comme un fruit (voir la réglementation des confitures au sein de l’Union Européenne).

Qui aurait pu croire que ce fruit riche en carotène avait autant de potentiel pour se modeler une place si importante ?

J’ose espérer, chers lecteurs, que vous ne prendrez pas trop mal mes paroles.

Votre stupidité est maintenant prouvée : un article se juge à son introduction (inexistante ici). Si vous lisez ceci, après ce paragraphe d’ineptie sur un légume lambda, c’est vraiment que vous êtes abrutis. Je n’aurais probablement jamais commencé à lire un article nommé « La Magnificence de la Carotte », et au pire, aurait fermé cette fenêtre au bout de deux phrases. Mais au moins, votre bêtise vous aura servi à découvrir la suite de ce tendre billet. Les quelques cas extrêmes de stupidité rare auront même pensé quelque chose comme « Ha oui, je n’y avais jamais pensé. C’est pas faux. ». Si c’est votre cas, inutile de poursuivre. L’analyse qui suit est trop complexe pour vous. Pour les autres, simples abrutis, je peux tenter de vous illuminer, même si cela est probablement vain. Maintenant votre insanité démontrée, parlons de ce qui m’intéresse vraiment.

Le lectorat & les commentateurs des blogs.
Déjà, je n’ai jamais compris l’intérêt de lire un blog. Lire un mec raconter sa vie, et donner son avis sur tout, je n’y vois pas d’intérêt, si ce n’est celui d’une curiosité virtuelle malsaine. Mais outre cet aspect, le réel problème des blogs est son lectorat. 
Comme je vous l’ai prouvé, chers lecteurs, vous êtes des abrutis.

Dans le meilleur des cas, vous avez un avis plutôt intéressant sur un article et pensez être maître de l’Art de la Critique, en vous permettant des commentaires futiles (« Le thème abordé est très intéressant, tu aurais peut être pu aller plus loin dans l’analyse, mais dommage que ce billet soit si mal écrit »). Il est évident que quand on lit entièrement un article sur une carotte, on est totalement apte à juger l’écriture et de l’analyse de quelqu’un.

Dans le pire des cas, vous buvez les paroles du messie-auteur, qui vous guide grâce à ses billets (« Je n’avais jamais vu ça comme ça, tu as totalement raison, tu changes ma vie, t’es trop génial »). Les buveurs de paroles, ou les êtres physiquement incapables de se créer une opinion seul.

Si vous êtes atteint de stupidité grave et que l’article vous énerve, vous vous amusez à critiquer l’orthographe dudit messie-détesté. (« Apprend a écrire avant d’ouvrir ta geule »). La délectation totale est quand le commentateur-grammairien-linguiste-expert-en-orthographe fait lui même des fautes. Là, vous réussissez vraiment à me faire sourire.

Pour les pires d’entre vous, ceux qu’on ne voit qu’à la télévision tant leur déficience est importante, vous n’avez pas de chance dans la vie, et ne connaissez d’autres moyens que la violence pour régler un conflit. Alors, quand un billet ne vous plait pas, vous insultez virtuellement le messie-auteur-vraiment-pas-cool, signe ultime de lâcheté, de non-argumentation et de manque de vocabulaire.

Ainsi, chers lecteurs, vous êtes stupides. Premièrement parce que vous avez quasiment atteint la fin de l’article. De plus, ce en vous faisant totalement insulter.

Telles des fourmis, vous suivez les dires d’un messie-auteur, bien souvent formaté, démagogique et/ou aussi stupide que vous même. Les fourmis, je les éradique.

Chers Lecteurs-Abrutis, je vous ai ainsi carotte.
PS : Il me tarde déjà de lire vos commentaires.