J’avais tort à propos des Faluchards

Il y a quelques jours je publiais un billet sur les faluchards, à cette époque je les voyais comme de joyeux étudiants, que le mouvement de groupe rendait nauséabond, mais je m’attendais à trouver de leur part, un peu d’humour et d’auto-dérision.

Et bien de toutes les communautés que j’ai pu épingler sur Trimtab, les faluchards sont de très loin ceux qui ont été les plus vexés, les plus haineux, les plus sérieux… au final, les plus blessés, outrés, offensés…

Certains ont pris le billet pour des insultes personnelles… J’imaginais qu’il serait évident que 100% d’entre vous n’étaient pas concernés, qu’il vous resterait assez de libre arbitre et de recul pour vous en rendre compte. Que ce billet était avant tout une satyre, un peu comme vos chansons paillardes, en un peu plus complexe, j’en conviens.

Alors pour ça, je voulais vous présenter, à tous, mes excuses.

Je n’imaginais pas que votre groupe était à ce point important pour vous, que vous y mettiez autant de coeur, autant de sérieux. J’ai conscience de m’être attaqué à des gens faibles ayant placé tout leur égo et toute leur fierté dans une communauté…

Après m’être renseigné, j’ai appris que dès qu’un groupe anti-faluchard ouvrait sur Facebook, vous veniez, nombreux et menaçants pour vous défendre, pour répondre, pour expliquer, pour faire semblant de vous en foutre…

J’ai vu des explications sans fin, des interprétations fantasques, des commentaires très longs, des arguments bancals pour finalement me rendre compte que vous n’intéressez personne, que les non-faluchards, ne prennent même pas la peine de vous mépriser… Tout le monde s’en branle au final, et ça aussi, ça m’a fait une peine profonde.

On m’a accusé de diffamation, d’incitation à la haine, on m’a sorti des articles de loi mal interprétés, on m’a menacé sur Facebook, on m’a promis des suites et finalement le calme est revenu…

Je m’en veux tellement de vous avoir choqué, je suis tellement triste en sachant que le mardi au Mad, durant des semaines vous parlerez de moi, de « à quel point vous êtes mieux« , de « comment moi je suis qu’un con« …

J’ai l’impression d’avoir pris son jouet à un enfant mal dans sa peau, j’ai l’impression d’avoir volé la canne blanche d’un aveugle, j’ai l’impression d’avoir attaqué ce qui comble votre vie.

Une fois de plus…

Pardon.