Cet été, on touche le fond #2 – Le mauvais goût est dans le pré

Dans la famille des concepts foireux de M6, juste après « C’est du propre » qui conserve, à mes yeux, l’oscar de l’idée la plus abrutissante et inutile du PAF, j’ai perdu deux heures, il y a quelques jours à regarder « L’amour est dans le pré« , après en avoir entendu parlé depuis quelques années.

Partant de la constatation irrévocable que les paysans en raison de leur statut de marginaux méprisables étaient incapables de trouver l’amour, est sans doute née l’idée de leur envoyer de bons citadins.

L'AMOUR EST DANS LE PRE - SAISON 3

Miam Miam Miam !...

L’émission alterne donc entre différentes « histoires », au cours desquelles un(e) brave cul-terreux doit choisir entre deux prétendants (e)s.

Il est vrai que face à d’autres shows de rencontre ou le sex-appeal et la vulgarité semblent être les atouts majeurs de sélections, le choix ici de la niaiserie et du manque d’éducation comme critères de choix apporte un certain intérêt, d’un point de vu spectateur méchant et moqueur aux différentes situations rencontrées par les protagonistes. (Situations qui se résument en général en : faire la cuisine, manger dans la cuisine, discuter dans la cuisine, faire des fautes de français dans la cuisine…).

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Les cas sont désespérés, et pour cause, quel agriculteur accepterais qu’on lui envoie une équipe de tournage le faire chier dans sa ferme avec deux petites Parisiennes péteuses ?

Et quel citadin s’amuserait à aller patauger dans le fumier pour rencontrer une célibataire endurcie « bien de la campagne » ?

Les bons ploucs de télé-réalité, ceux qui confient leurs enfants à « Super Nani« , leurs ados aux « Grand Frère« , leurs complexes à « Belle Toute Nue » et leurs chiottes à « C’est du propre » eux qui sont toujours là pour nous rappeler qu’on est pas si malheureux.

Une belle bande d’assistés sans pudeur quand même…