Le Mad Maker fait parti de ces bars parisiens, hyper bien décorés convaincus que ça va suffire pour avoir une ambiance de folie tous les soirs. Ajoutez à cela une salle fumeur, des prix corrects pour le quartier (Boulevard St Michel côté Luxembourg) et une ouverture de nuit et on est proche, sur le papier du bar parfait, du 14 juillet quotidien, du super orgasme.
Manque de chance moussaillon (on est dans un pub Pirate), le Mad Maker souffre de deux gros défauts qui le rende tout à fait infréquentable et qui risque, s’y malgré mes conseils, vous vous y risquez, de vous faire regretter la tranquillité du bar PMU prêt de chez vos grands-parents.
La première tare du Mad Maker, c’est son vigile : un très très gros con. Pour la petite histoire, j’ai pas mal traîné là-bas depuis l’ouverture et principalement début 2010 (au moins deux fois par semaine, avec pas mal de monde), en gros je leur laissais bien une cinquantaine d’euros par semaine, sans compté les gens que j’emmenais. Et bien si l’équipe à toujours était sympa (les mecs derrière le bar), le vigile n’a jamais lâché un sourire et j’avais même droit à la fouille du sac à tous les coups. Super. Le jour où il m’a demandé à qui était le portefeuille qui était sans ma poche (le mien), j’ai décidé de ne plus jamais y remettre les pieds et d’aller dépenser mon héritage familial ailleurs.
La seconde tare, s’abat sur le Mad Maker tous les mardis : les faluchards. La « confrérie » étudiante qui permet à n’importe quel asocial sans amis d’échanger sa dignité contre une bonne raison d’aller se mettre une race quand il veut et où il veut. Ils chantent des trucs obscènes, il boivent uniquement de la bière (la moins chère, celle qui pue), ils prennent beaucoup de place, car ils sont gros et ils ne rentrent chez eux que quand ils sont totalement torchés ou au dernier métro. Les bars parisiens ont tendance à les fuir comme la peste (essayez d’en parler avec le patron du Mayflower rue Moufetard !), mais visiblement au Mad Maker ils sont les bienvenus.
A conseiller à l’extrême limite en début de soirée pour un premier verre (17h00 à 20h00 et hors du mardi faluchard à fuir à tout prix), si vous cherchez une ambiance tranquille (molle ?) dans un environnement plutôt joli. Ça devient ensuite très « bière / shoot / quizz / gerbe dans les chiottes ». Certains aiment, moi non.
Bulletin de notes :
Politesse du videur envers les habitués : 




Dose de whisky pour 7 euros : 




Chansons paillardes et faluchards puants le mardi : 




Infos pratiques :
Le Mad Maker
22, rue Cujas 75005 Paris (Métro Luxembourg, Cluny, St Michel)
Ouvert de 17h00 à 3h00 la semaine et jusqu’à 5h00 le jeudi, vendredi et samedi.










