Sanction…

Time Out m’a fait perdre 111 min.

La pire chose que l’on puisse voir au cinéma, ce n’est pas un mauvais film, c’est un film qui aurait pu être très bon, mais qui se gaufre. C’est une bien pénible sensation. (Comme se mordre la langue)

J’y ai eu droit hier en allant voir Time Out de Andrew Niccol (Bienvenue à Gattaca, Lord of War).

Dans Time Out, les êtres humains sont génétiquement modifiés pour arrêter de vieillir le jour de leur 25 ans. C’est aussi ce jour-là qu’un compte à rebours vert s’allume sur leur bras, affiche un an et commence à se décrémenter (tic tac tic tac). Quand le compteur arrive à zéro : arrêt cardiaque. Il est possible de recharger le compteur et de transférer du temps de personne à personne. Dans Time Out, le temps est donc naturellement devenu la monnaie en vigueur.

Les puissants sont ceux qui ont des siècles devant eux, et dans les ghettos, les pauvres vivent avec moins de 24h sur le bras, essayant chaque jour de gagner leur journée du lendemain.

Tranquille le pitch quoi. Moi ça m’avait un peu foutu la trique.

Les dix premières minutes du film sont un régal. On découvre un monde intéressant, différent, la notion de temps-argent. C’est vraiment grisant.

Et puis ça part en couille, mais grave. Plus rien n’est cohérent, les personnages ne sont pas crédibles (la fille de milliardaire décide en trois minutes de devenir hors-la-loi, un flic totalement incorruptible et semble motivé par une vision de la justice jamais vraiment expliquée), certains éléments du scénario sont évoqués et oubliés…

Ce qui semble souvent avoir été oublié dans l’écriture du film, c’est que la sanction immédiate quand on a plus de temps, c’est la mort. À plusieurs reprises, des personnages se retrouve avec moins d’une minute au compteur et semble plutôt sereins, prennent le temps de discuter, de réfléchir un peu, de se faire de grandes déclarations. S’il y a quelque chose d’universel, c’est l’instinct de survie. Très vite, j’ai arrêté d’y croire, arrêté d’être dedans.

Dans la deuxième partie du film, un aspect économique est maladroitement amené sans jamais être vraiment expliqué ou développé. On comprend vaguement que les riches veulent tuer les pauvres. On constate aussi que lorsque le héros vole des milliers d’années à la banque pour les redistribuer dans les ghettos, ça crée une sorte d’inflation et que ça met à mal le système des « Time Zone« , concept survolé tout au long du film, mais jamais détaillé. En arrière-plan, on devine un système boursier.

Frustration, frustration, frustration.

J’ai volontairement passé sous silence le fait que le personnage principal soit joué par Justin Timberlake et qu’il y a, dans le film, au milieu du grand n’importe quoi, une histoire d’amour bien clichée et bien chiante.

En sortant du cinéma, j’ai tout de suite pensé à ce que Christopher Nolan aurait fait de Time Out. J’ai eu un petit pincement au coeur.

Posté le par Guillaume Natas dans Sanction..., un film 9 Commentaires

Freak Angels (tome 1 à 4)

Il y a des fins du monde plus douces que d’autres, celle du web-comic Freak Angels a été déclenchée par 12 enfants nés en même temps avec la peau pale, les yeux violets et des pouvoirs psychiques. Vingts ans plus tard, onze d’entre eux survivent dans le quartier de Whitechapel d’une Londres totalement inondée et dévastée.

Freak Angels est initialement un web comic de Warren Ellis (Transmetropolitan) que j’adore et de Paul Duffield (pour les dessins) que j’aime moins, mais que je tolère car je suis – trop – bon. Une version française est disponible chez Le Lombard.

Je sais que certain d’entre vous n’aiment pas payer ce que l’on peut avoir gratuitement sur Internet, mais l’édition est belle, alors faites pas vos Korben et allez vous choper le tome 1.

Freak Angels, c’est donc la vie de onze jeunes adultes (un douzième a été exilé pour avoir fait des bêtises), presque seuls à Londres, qui tentent temps bien que mal de reconstruire un semblant de civilisation.

Pour se faire pardonner du bordel qu’ils ont déclenché ils se sont alliés pour sauver les survivants humains – qui vivent assez mal l’apocalypse – en évitant les débordements de certains Freak Angels. Car chacun d’eux étant doté d’un extraordinaire pouvoir d’apprentissage, les plus motivés sont ingénieurs ou docteur, pendant que les fainéants les jalouses ou utilisent leurs atouts pour violer des filles.

Grabuge chez les petits génies – freakies !

Ajoutez à cela une passion que semblent nourrir la petite bande pour le Steampunk et les grosses engueulades : vous obtenez un cocktail délicieux, drôle et passionnant (même si le premier volume met un peu trop de temps à poser les bases) entre guerre de pouvoir et potagers à 300 mètres du sol.

Une vraie bonne série dont le tome 1 est – selon mon libraire – bientôt épuisé. C’est donc le moment de vous jeter dessus si vous aimez la VF (qui est bonne).

Bulletin de notes :
Le Freak c’est chic : ★★★★★★ 
Londres en miette : ★★★★☆☆ 
La plus sexy des FreakAngel s’appel KK : ★☆☆☆☆☆ 

Infos pratiques :
Freak Angels
6 tomes prévus (4 déjà disponibles)

environ 15 euros



Posté le par Guillaume Natas dans Sanction..., un comics 2 Commentaires

Case Départ

Je suis allé voir Case Départ au cinéma avec Osmany. En général je ne vais pas voir de films drôle et/ou français au cinéma, mais bon, j’étais dans l’ambiance « lundi au cinéma avec un ami ». Je me suis laissé tenter. Et puis j’aime bien me faire balader en scooter. Bref.

Rassurez-vous, je ne vais pas vous en dire du bien. Case Départ est un très mauvais film, servi par de très mauvais acteurs.
Le scénario est totalement foireux : deux frères que tout opposent - une sorte de wesh qui sort de prison et un archétype du métisse bien intégré - se retrouvent téléportés au XVIIIème siècle et deviennent des esclaves.

Bon, c’est nul, mais quand même c’est la première fois qu’on parle de l’esclavage au cinéma depuis des années.

Rien que pour ça c’était intéressant. On ne parle jamais de ce sujet, pourtant assez fort et marquant dans l’histoire de la race humaine.

Mes seuls souvenirs concernant cette période sont des gravures coloniales, c’est pas ce qu’il y a de mieux pour prendre conscience de la réalité de l’esclavage. Des humains vendus, utilisés, humiliés. Pendant que nous faisions la révolution, ça existait encore. Voila.

Alors finalement, qu’un film un peu « comique » qui traite de l’esclavage ne soit pas « drôle« , ce n’est pas si choquant que cela. Le film n’aurais pas pu être plus mauvais, mais je ne suis pas convaincu qu’il aurait vraiment pu être mieux.

Au moins, il y a un message et le message passe. Peu de film peuvent se vanter d’en faire autant. Le film est en 2D aussi, c’est un plus.

Vous avez vu, j’ai du coeur quand même je trouve.

Bulletin de notes :
Humour de banlieue : ★★☆☆☆☆ 
Blagues sur les noirs : ★★★★☆☆ 
Stéréotypes sur les blancs : ★★★★★☆ 

Infos pratiques :
Case Départ
En salle.

Posté le par Guillaume Natas dans Sanction..., un film 19 Commentaires

La 3DS

Je n’ai jamais été très doué lorsqu’il s’agit de parler de hi-tech et de jeux vidéos, mais j’ai envie de faire une petite review sur celle qui occupe ma poche depuis quelques jours : la 3DS.

Je n’ai manqué aucune Game Boy. Depuis que je suis tout petit, j’ai dans mon sac une Nintendo portable. Ces dernières années, j’ai adoré la DS Lite et son malicieux linker. J’ai du finir une centaine de jeux pour a peine 30 dollars…

Lors de l’annonce de la 3DS, j’avais vraiment envie de tester le produit et son fameux écran 3D sans lunettes. J’ai eu la chance de tomber sur des représentants à la Fnac, ça m’a plu, je me suis dis « Ok, t’achètes« .

Quelques jours après la sortie, j’avais donc une 3DS avec quelques jeux pré-installés + Street Fighter IV. Mon bilan, pour le moment est mitigé.

La console propose un module de jeu en réalité augmenté plutôt bluffant. C’est un bon moyen de monopoliser l’attention quand vous arrivez quelque part. En général, les gens se battent pour tester. Priorité aux filles riches. Normal.

Globalement la 3D sans lunette fonctionne bien et ne fait pas mal à la tête, contrairement a ce que raconte certaines petites nature… L’effet est impressionnant même. Ça apporte un truc en plus au jeu, sans perte collatérale de luminosité (comme au cinéma).

Niveau jeu, c’est le néant pour le moment, d’après tout ce que j’ai pu lire, seul Street Fighter semble valoir la peine et tout le monde attends Zelda – Ocarina Of Time… Forcement. Donc pour le moment, pas grand chose et c’est un peu dommage. Notez quand même que la console lit les jeux de DS. Perso en ce moment, je rush Pokémon Noir.

La 3DS est donc clairement en tout début de vie, mais deux détails me chagrinent beaucoup.

Le premier c’est les affreuses rumeurs autour de la protection de la console… L’utilisation de linker semble compromise et le certains évoquent un risque de « brick » de la console (C’est a dire : poubelle).

Deuxième détail : la console est moche.

Je suis certain que c’est fait exprès, pour nous vendre une version Lite dans un an et demi… La 3DS est vraiment grossière, mal finie, c’est presque scandaleux et quand on la met à côté d’un DS Lite, ça crève les yeux !

A ceux qui envisage de l’acheter, attendez encore un peu, pour voir comment évolue cette histoire d’avoir directement Ocarina Of Time et un peu plus d’infos sur le piratage.

Bulletin de notes :
Effet sur les filles : ★★★★★☆ 
Effet à long terme sur les filles : ★★☆☆☆☆ 
La classe dans le métro : ★★★☆☆☆ 

Infos pratiques :
Nintendo 3DS
250 euros

 

Posté le par Guillaume Natas dans Sanction... 10 Commentaires

Les Fatals Picard – Coming Out

A une époque, j’ai vraiment beaucoup aimé les Fatals Picard et particulièrement l’album Pamplemousse Mécanique. Mais depuis que Ivan, le créateur du groupe s’est barré chez les rois de la suède, le groupe sombre dans une mer de chansons moles, hyper-gauchistes, mal écrites et tout sauf drôles…

Coming Out, leur dernier album en date, s’inscrit avec cohérence dans la mouvance du précédent. J’ai pense même pouvoir dire qu’il est encore plus mauvais.

En fait pour être honnête j’ai eu l’impression d’écouter l’album du spectacle de fin d’année d’un collège, tant les textes sont pauvres, les mélodies inintéressantes et les rythmes et rimes maladroits.

L’album commence avec « Coming Out« , l’histoire d’un jeune homme qui va annoncer son homosexualité à un dîner de famille. Alexis HK, avec le même titre a fait un chef d’oeuvre (que je vous invite à découvrir à la fin de ce billet), les Fatals Picards nous livre une bassine de clichés. Ca commence mal.

L’album continue avec « Dans Mon Verre« , l’histoire d’un mec et d’un cachet de GHB. Ça aurait surement pu être drôle, mais c’est raté. La chanson suivante, Noir(s), est une sorte d’hommage obscure aux Beurriers Noirs, à Brassens avec derriere un clash des punks, des anars et des jeunes fans de Che Guevara. (oui encore…)

Les Fatals enchaînent sur une balade rock pour se foutre de la gueule des bobos (oh ! oh ! oh !) qui resemble totalement à « Je viens d’ici« , dans sa construction. Bon, elle est un peu drôle. C’est peut-être la meilleure.

La cinquième chanson est un truc de communiste un peu ironique. N’ayant jamais rien compris à l’ironie et au communisme j’ai zappé. Du coup, pendant la 6ème, j’écoutais pas, mais j’ai vaguement compris que ça parlait de Yannick Noa.

A ce moment de mon écoute, je n’étais plus à convaincre, j’en avais marre et j’avais envie d’éteindre iTunes. Mais j’ai pensé a vous, pour qui j’écrirais un focus. Ensuite, j’ai pensé que je ne vous devais rien et que vous n’étiez qu’une bande d’emmerdeurs. Donc j’ai continué à écouter, mais je ne vous en dirais pas plus. Si vous voulez découvrir l’album et perdre de l’argent, allez l’acheter, sinon, cliquez ici.

Bulletin de notes :
On est les Fatals Picard ! : ★★★☆  (il manque Ivan !)
On est de gauche ! : ★★★★★★ 
On est drôles et talentueux : ☆☆☆☆☆☆ 

Infos pratiques :
Coming Out – Les Fatals Picards
16,99 euros

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Alexis HK – Coming Out :

Télécharger :

Posté le par Guillaume Natas dans Aisance en Médisance, Sanction..., un album 27 Commentaires