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Elections Regionales

13 mar

J’ai devant moi une série de tracts, reçus par la Poste il y a deux jours.

Je n’ai jamais eu le sentiment de « voter », de m’impliquer dans le programme d’un candidat, de m’y reconnaitre, j’ai toujours voté « mollement« , pour le moins pire (comme pour les Municipales de mon arrondissement ou j’ai voté PS « contre » Jean Tiberi).

Alors j’ai ces tracts étalés sur ma moquette, je les ai classés.

Au centre, il y a le PS, leur nouveau logo est un clone de celui de photoshop. Il me font de la peine, ils n’ont pas de programme réel, ils sont vieux, ils se déchirent entre eux… Un parti mort depuis des années, un parti zombi…

Plus à droite : l’UMP. Fier parti, le parti BCBG, nouveau riche, qui ne recule devant rien. Je pense au Président, aux jeunes militants. Tous me font gerber. En temps que petit bobo parisien de famille aisée, je devrais voter pour eux. Mais je ne peux pas soutenir ceux qui ont fait le Lip Dub, ceux qui exhibent leur carte du parti, pas ceux qui portent ces chemises avec le col dressé sous un pull bleu marine…

A droite, tout a droite, il y a le Front National. Il y a une vertu que je reconnais a ce parti, ils ne mentent pas a leur électeurs, là où notre président ne cesse de faire preuve de démagogie, au risque de se contredire, le FN est franc. « La France au Français », il faut vraiment le vouloir pour assumer ce genre d’idée depuis tant d’années… Inutile de dire que leur liste, je ne la prendrai même pas dans l’isoloir.

Si on retourne à gauche, il y a du monde… Deux fois plus qu’a droite. Six listes en tout, dont deux écolos (hippies) et deux à tendance « révolutionnaire » (terroristes). Moins que l’extrême-droite, l’extrême-gauche fait quand même un peu froid dans le dos… Quand je lis « Mouvement anticapitaliste », je lol, que je vois l’attitude des syndicats, je gerbe.

Il reste trois tracts, celui du Front de Gauche, celui du Modem et celui de Nicolas Dupont-Aignan qui ne semble pas avoir de nom de parti.

Dimanche ce sera probablement sans moi.

Enterrons Bernard Werber !

17 fév

D’abord, il y a eu Les Fourmis, j’avais douze ans, et trois pavés sur ma table de nuit. En moins d’un mois, c’était terminé. J’ai adoré.

J’ai ensuite aimé Les Thanatonautes, heureux de retrouver certaines idées déjà évoquées dans Les Fourmis.

J’aurai dû me méfier de L’empire des Anges, qui commencé déjà à avoir cet arrière-goût de mauvais remake.

J’ai exploré L’Ultime Secret et Le Père De nos Père, avec plaisir, mais sans passion.

En terminant la trilogie Nous les Dieux, j’avais l’impression d’avoir lu un patchwork au cutter de ses bouquins précédents.

Par reflex, j’ai acheté Le Papillon des Etoiles, à la vingtième page, j’avais déjà compris ce qui était sensé être le twist de fin.

J’ai été dégouté devant la médiocrité des Paradis Sur Mesure, douze nouvelles toutes plus mauvaises les unes que les autres.

Je m’étais promis de ne plus jamais acheté un bouquin de Werber quand j’ai acheté Le Miroir de Cassandre.

Ce que j’ai lu a encore repoussé les barrières de mon dégoût et de ma déception envers cet auteur.

Werber est maintenant passé pour moi, dans la famille des auteurs méprisables, au même titre que Levi ou Musso, qui eux, au moins, on le mérite de ne pas décevoir leurs lecteurs.

Le syndrome de Chuck Bass

8 jan

Salut paysan,

Aujourd’hui, j’aimerais te parler d’un phénomène tout à fait intéressant, à côté duquel tu n’as pas pu passer. Je l’ai appelé le syndrome de Chuck Bass. Mais avant de te l’expliquer, laisse moi te raconter un peu ma vie.

Quand j’étais encore un jeune garçon, j’aimais les films d’horreur, j’en regardais plein, tout le temps mais j’avais une particularité.

Laquelle ? te demandes-tu, paysan.

Et bien figure-toi que j’étais toujours du côté du méchant. Je me rappel en avoir retiré beaucoup de frustration car pour moi, les films se finissaient toujours très mal.

Je me souviens de la peine que j’avais pour Chucky à chaque fois que la petite poupée prenait un gros tarif dans sa gueule, quand Mickael Mayer se faisait décapité ou quand un syndicat de mère de famille en furie montaient un plan pour tuer Freddy Kruger. À  l’époque, j’étais le seul dans cette situation, personne ne comprenait, alors mère m’envoyait voir des psy et des trucs du genre et père trouvait ça amusant et avait dit au mec du vidéo-club de me laisser prendre les films interdit aux moins de 16 ans.
Bref, voila pour « la petite histoire« .

Ensuite est arrivé Chuck Bass, le Grand-Méchant-Loup plein aux as, bien sapé, qui fait rien que de pécho des filles dans sa limousine et tout a changé.

Car toi, paysan, quand tu as vu ça, tu t’es dit « BON SANG MAIS C’EST BIEN SUR ! MOI AUSSI JE VAIS ÊTRE MICHANT !« .

À l’époque ou les méchants de séries et de films étaient vraiment détestable, avaient des sales gueule et un gros pif, une telle situation n’aurait pas été possible. Mais aujourd’hui, c’est claire, les salopards ont la classe, et Chuck n’est pas le seul, pensez à Dr. House, au Joker dans Dark Night ou encore ce cher Dexter

On a alors vu apparaitre un nouveau genre : les faux-méchant. Ces personnes, avec un petit problème de confiance en eux, qui s’affirment auprès des autres en s’identifiant aux personnages de films/séries du moment, sont soudainement devenus « méchant » ou « sans pitié« .
C’est souvent assez amusant à regarder, quand une espèce de dandy gothique te défend, avec un jeu de regard sur-joué, que sa méchanceté n’a d’égal que la noirceur de son âme, ou même, comme cela m’ai arrivé récemment, qu’un petit bourge du XVIème, affirme, en payant sa part de l’addition dans un café « I’m Chuck Bass« . C’est rigolo de voir la recrudescence du mot « Joker » dans les pseudos ou d’entendre « Every Body Lie » de la bouche d’un nabo qui ne boite même pas !

L’Uper East Side n’est pas à la porté de tous et si ceux qui s’identifiaient hier à Superman ou aux Tortues Ninjas préfèrent aujourd’hui Chuck ou le Dr. House, ce ne sera pour eux qu’une nouvelle source de frustration. « Être désagréable » étant un choix relativement lourd à assumer : on s’en prend plein la gueule, les gens ne vous aiment pas (mais ça marche bien avec les filles). Passer de Parker Levis (Qui ne perd jamais) à Chuck (Qui a perdu père et mère en moins de deux saison…) est un choix lourd de conséquences, surtout pour quelqu’un de fondamentalement gentil (oui, je parle de toi.)

Mais le syndrome de Chuck Bass est en train de trouver son remède… Dans les dernières saisons des séries citées, Chuck devient gentil, House comprend que le cynisme est une vilaine maladie et accepte de voir un psy, Dexter s’humanise et le Joker est doublement mort. (désolé pour les spoils.)

L’air du grand méchant loup est donc en agonie. Moi je suis content, je vais pouvoir recommencer à soutenir les méchant en secret.

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